Les États-Unis ont annoncé mercredi 30 septembre avoir achevé le retrait de leurs derniers militaires déployés en Irak. Leur départ d’une base située à Erbil, dans la région autonome du Kurdistan, met officiellement fin à l’opération de la coalition internationale contre le groupe État islamique sur le territoire irakien.

Cette étape applique un accord conclu en 2024 entre Washington et Bagdad. Le Pentagone présente le retrait comme la fin d’une campagne de douze ans contre l’organisation djihadiste. Les États-Unis continueront toutefois à fournir à leurs partenaires irakiens un appui ciblé en matière de formation et de renseignement.

Le ministère irakien des Affaires étrangères précise que la fin de la mission de la coalition ne signifie pas l’arrêt de la coopération sécuritaire avec ses partenaires. Les autorités irakiennes assument désormais directement la responsabilité des opérations contre les cellules restantes de l’État islamique.

Le retrait clôt une longue séquence militaire. Les forces américaines avaient envahi l’Irak en 2003, quitté le pays en 2011, puis y étaient revenues en 2014 à la demande de Bagdad face à l’avancée du groupe État islamique.

Cette nouvelle phase suscite cependant des interrogations. Certains responsables et analystes redoutent une reprise d’activité des cellules djihadistes ou un renforcement des groupes armés proches de l’Iran. Le gouvernement irakien affirme pour sa part que ses institutions et ses forces sont prêtes à assurer la sécurité du pays.

Sources : ministère irakien des Affaires étrangères, Reuters et Associated Press, 30 septembre et 1er octobre 2026.