Kyiv, 22 octobre 2026 — La Russie a accepté en principe de reprendre des discussions trilatérales avec l’Ukraine et les États-Unis, a annoncé le Kremlin après une rencontre entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg.

Selon les informations rapportées séparément par Reuters et Associated Press, ces négociations pourraient commencer à partir du 10 novembre. Elles se tiendraient au niveau technique et pourraient avoir lieu à Abou Dhabi, sans qu’une date ni un lieu définitifs aient encore été officiellement arrêtés.

Kyiv favorable, mais prudent

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a soutenu l’idée d’une nouvelle phase de discussions, tout en restant prudent sur les chances de progrès. Les précédentes négociations sous médiation américaine étaient interrompues depuis février.

Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a indiqué que Moscou n’était pas entièrement satisfaite des propositions présentées par l’émissaire américain après ses consultations avec les responsables ukrainiens, européens et de l’OTAN. Cette réserve montre que l’annonce ne constitue pas encore un accord de paix ni même un cessez-le-feu.

Des divergences majeures persistent

La Russie et l’Ukraine restent profondément divisées sur le contrôle des territoires occupés, les garanties de sécurité demandées par Kyiv et les relations futures de l’Ukraine avec l’OTAN. Moscou continue notamment de réclamer le contrôle complet de la région de Donetsk et l’exclusion d’une adhésion ukrainienne à l’Alliance atlantique.

Le Kremlin a précisé que les éventuelles discussions devraient porter sur les garanties de sécurité applicables à l’Ukraine et à la Russie après la fin du conflit. Aucun compromis concret n’a toutefois été annoncé à ce stade.

De nouvelles frappes après l’annonce

Quelques heures après l’annonce russe, des missiles et des drones ont frappé Kyiv dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités ukrainiennes ont fait état d’un mort et de 22 blessés, dont un enfant. Des habitations et des infrastructures de transport ont été endommagées dans plusieurs quartiers de la capitale.

La poursuite des attaques souligne la fragilité de cette nouvelle ouverture diplomatique. La reprise des discussions reste donc une possibilité annoncée, et non la preuve d’une désescalade sur le terrain.

Sources : Reuters, 21 octobre 2026 ; Associated Press, 22 octobre 2026.